Essai routier Tundra

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Une performance impressionnante du V8 i-Force

Le marché des camionnettes est dominé par la Ford F-150 depuis des décennies. La Ram 1500, la Chevrolet Silverado et la GMC Sierra se partagent les autres parts du gâteau, mais il ne faudrait pas oublier le rôle que joue Toyota avec sa grande Tundra, un modèle qui mérite certainement l'attention.

Bien dessinée et solidement assemblée
Il n'y a pas 36 solutions quand vient le temps de concevoir une camionnette au design sensationnel tout en maximisant son aspect pratique. Laquelle a le plus fière allure ces temps-ci? Difficile à dire. Personnellement, je préfère la F-150 pour sa symétrie et ses douces lignes sobres.

Par contre, la Tundra 2011 n'a pas à rougir. De toute évidence, les designers de Toyota savent comment créer une camionnette sans complexe qui se dresse fièrement sur la route. Son attrait visuel continue à l'intérieur où, malgré le peu de changements apportés depuis la refonte de 2007, le décor s'avère bien pensé, agréable à l'œil et très fonctionnel.

Je ne crois pas qu'un constructeur utilise mieux que Toyota l'espace pour le rangement de petits et gros items. Des compartiments, des plateaux et des réceptacles se retrouvent à la grandeur de la cabine, tellement que je demande s'il est possible de se rappeler l'endroit où chaque gadget est remisé.

En outre, le conducteur a droit à une instrumentation complète lui permettant de veiller à tout, par exemple la température du moteur et la pression d'huile. Il jouit également d'un siège ample et confortable procurant un soutien généreux. Les muscles et articulations endoloris à la fin d'une journée de travail apprécieront sans aucun doute.

De même, tout propriétaire de Tundra un peu fatigué pourra se détendre grâce au roulement ultra doux de ce mastodonte. Honnêtement, j'ai été ravi par le fonctionnement raffiné et le confort exceptionnel de la Tundra sur la route. Son gros V8 se montre des plus onctueux et civilisés, tandis que le bruit des pneus qui frottent contre la chaussée parvient difficilement jusqu'aux passagers.

Un moteur qui déménage!
Fort de ses 5,7 litres, le plus costaud des moteurs i-Force de Toyota va à l'encontre de la tendance moderne, mais parfois, il n'y a pas de substitut à une imposante cylindrée. Sa puissance de 381 chevaux (71 de plus que le V8 de base de 4,6 litres) à 5600 tours/minute et son couple de 401 livres-pied à 3600 tours/minute (merci au système de distribution variable avec intelligence) ont de quoi impressionner. Ils permettent notamment à la Tundra Double Cab 4x4 5,7L de tirer des charges allant jusqu'à 4445 kilos (9800 livres).

Ce qui impressionne beaucoup moins, c'est la consommation d'essence. ÉnerGuide nous apprend que le gros V8 affiche un rendement désastreux de 16,7 L/100 km en ville et de 12,1 L/100 km sur l'autoroute. L'ordinateur de bord dans mon modèle d'essai m'a indiqué une moyenne de 17 L/100 km en conduite urbaine, soit à peine plus que le chiffre promis. Ouf!

Pour aider la Tundra dans ses travaux, la boîte automatique à six rapports comprend un mode de transport/remorquage et un refroidisseur d'huile à transmission. Puis, quand vient le temps de garder le contrôle sur la route, un système antidérapage électronique entre en jeu.

Vous prévoyez des excursions hors route? Pas de problème!

Un vrai 4x4 sur demande
Par une simple rotation de la molette, la Toyota Tundra 2011 passe de deux à quatre roues motrices. Tournez-la encore et le système engage la gamme basse de rapports pour autoriser des manœuvres tout-terrain assez complexes. Des plaques sous le véhicule protègent le boîtier de transfert et le moteur pendant qu'un refroidisseur d'huile à moteur empêche la surchauffe.

L'antipatinage est inclus de série, mais aucun dispositif de contrôle de la vitesse en descente. Faites gaffe dans les pentes abruptes ou glissantes! Par ailleurs, sachez que la garde au sol s'élève dans ce cas-ci à 26,5 centimètres (10,4 pouces).

Et la conduite?

J'ai énormément aimé conduire la Tundra Double Cab 4x4 SR5. Elle accélère telle une fusée et dépasse les véhicules plus lents sans le moindre effort. Une chose qui m'a irrité, par contre, c'est l'hypersensibilité de la pédale des gaz. Jusqu'à ce que je m'y habitue, les décollages me surprenaient au point de me faire mal au cou. Si l'on ne fait pas attention, les pneus arrière peuvent facilement crisser et les autres usagers de la route croiront avoir affaire à un enragé. Bon, j'exagère peut-être un peu, mais gare aux conducteurs qui espèrent filer en douce tout en portant des grosses bottes de travail.

Au-delà de son caractère bouillant et de sa décevante chaîne audio de série, mon exemplaire a livré une performance admirable tout au long de la semaine. Le comportement routier demeure équilibré et la structure ne se laisse nullement perturber par les nids-de-poule et autres imperfections de la chaussée. Je n'ai que de bons mots pour la visibilité, quoique les miroirs latéraux ne soient pas aussi généreux que ceux de la compétition. Je pense entre autres à la F-150.

Par Rob Rothwell
mardi, 05 juillet 2011