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Meilleure que jamais

Santa Monica, Californie. Tout a commencé en 1982 lorsque Chrysler a lancé la LeBaron décapotable. Il semble que les Américains étaient en manque d'un cabriolet abordable, car la popularité de cette voiture a été ahurissante. En 1996, la toute nouvelle Sebring décapotable a pris la relève et Chrysler a tout de suite réalisé qu'elle connaîtrait beaucoup de succès. Dès lors, ce modèle est devenu la décapotable préférée des Américains.

La clientèle de la Sebring décapotable est assez intéressante. En effet, ce modèle représente une voiture principale pour les gens de 35 à 54 ans et une voiture secondaire pour ceux de 55 ans et plus. Elle attire autant les hommes que les femmes, dont 80 % sont mariés. En 2007, ces groupes de consommateurs ont le choix entre une Ford Mustang Cabriolet, une Toyota Solara Cabriolet, une Pontiac G6 Cabriolet et une VW Eos. Puisque Chrysler entend demeurer # 1 dans la catégorie, son équipe a donc pensé à tout ou presque.

Du choix et des possibilités
Vers le milieu de l'année 2006, Chrysler a lancé une berline intermédiaire de nouvelle génération à la personnalité très différente, et ce, afin de mieux rivaliser avec la compétition grandissante. De même, le modèle décapotable a été complètement redessiné, voire réinventé. L'aspect de la voiture qui fait le plus jaser, c'est la multitude d'options disponibles. Entre autres, trois types de toit sont au menu: un toit rigide et rétractable, une capote en tissu et une capote en vinyle. Chrysler propose aussi un choix de trois moteurs différents: un moteur à quatre cylindres de 2,4 litres développant 173 chevaux, un V6 de 2,7 litres qui génère 189 chevaux et un V6 de 3,5 litres produisant 235 chevaux. En outre, les dispositifs de securite sont nombreux, incluant le programme de stabilisation électronique (ESP) sur la version Limited.

Un élément qui plaira sûrement aux baby-boomers et aux acheteurs âgés de 40 ans et plus, c'est le fait que le coffre puisse facilement contenir quatre sacs de golf, dont deux quand la capote est abaissée. C'est formidable et parfait pour cette voiture à quatre places. La capacité totale du coffre se chiffre à 371 litres ou 13,1 pi3 (comparativement à 385 litres ou 13,6 pi3 pour la berline) lorsque la capote est relevée. Quand vient le temps de la rabattre pour profiter du soleil, le volume disponible demeure respectable: 187 litres ou 6,6 pi3.

Bâtie exprès
La nouvelle Sebring a été conçue dès le départ pour accommoder un toit rétractable. L'architecture bénéficie en effet d'une série de renforts afin de contrer l'absence d'une structure de toit. Le résultat est une conduite remarquablement bien réglée. La suspension et le châssis gèrent sans problème les changements de dénivellation, les virages rapides ainsi que les entrées et sorties de cours. Au volant de mon modèle Touring d'essai (les versions offertes sont Base, Touring et Limited), je n'ai jamais senti le châssis fléchir, vibrer ou craquer. La voiture se conduisait admirablement bien sur les routes tortueuses qui sillonnent les vallées de la Californie du Sud. Le point faible de la Sebring décapotable, du moins lors de ma séance, était l'ensemble très ordinaire de pneus radiaux Bridgestone Turanza.

Un peu d'entraînement
Sous le capot, la version Touring arbore le V6 de 2,7 litres. Ses 189 chevaux conviennent adéquatement à tous les types de déplacements quotidiens. Les routes sur lesquelles j'ai roulé ont cependant fait ressortir une faiblesse importante dans la motorisation: la transmission automatique à quatre rapports. Son manque de rapports -- selon la norme actuelle -- faisait gronder et crier le moteur lors des ascensions. En remplaçant cette boîte par l'automatique à six rapports du moteur de 3,5 litres, Chrysler améliorerait grandement la situation. J'ai brièvement testé le plus gros des V6 et je suis tout de suite tombé en amour avec sa fougue plus soutenue. À l'inverse, le moteur à quatre cylindres de 2,4 litres est sous-alimenté, quoique économique, pour un véhicule de cette taille. Pour revenir à la transmission automatique à six rapports, elle s'accompagnait parfois de mouvements un peu saccadés -- tout comme la berline Sebring que j'ai essayée il y a quelques mois.

Au chapitre de la direction et des freins, la Sebring se montre à la hauteur quand vient le temps d'attaquer des virages serrés. D'ailleurs, les freins continuaient leur très bon travail même après des freinages brusques à répétition en descente. La direction, qui m'a certes paru trop assistée à basse vitesse, procurait amplement de feedback et de précision.

À l'intérieur et à l'extérieur
Dans la Sebring, quatre personnes peuvent s'asseoir confortablement. Le dégagement pour les jambes est adéquat, autant à l'avant qu'à l'arrière. Le nouveau design créé par Chrysler est bien harmonisé grâce à différentes surfaces en plastique texturé et à une disposition généralement agréable. Les sièges avant offrent support, fermeté et confort pour presque tous les gabarits.

À l'extérieur, le look de la décapotable est quasi identique à celui de la berline. En fait, leur physionomie (en avant des montants «A») est la même. Pour le reste, les lignes se prolongent différemment afin de cacher le fait que la voiture est 3 pouces plus longue et que la partie arrière est gonflée, si on peut dire. Dans l'ensemble, l'effet est assez réussi. Je préfère de loin la silhouette et l'allure générale de la Sebring décapotable.

Source www.auto123.com
Par Mathieu St-Pierre