ESSAI ROUTIER MATRIX 2009

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Toyota Matrix 2009 : essai routier

Commençons tout de suite par un item qui intéresse beaucoup la majorité des acheteurs potentiels de la Matrix: l'audio. Toyota a eu la sagesse d'inclure de série une chaîne AM/FM/CD avec prise d'entrée auxiliaire et compatibilité MP3/WMA. Plusieurs propriétaires acceptent de se priver de vitres et serrures électriques... à condition d'avoir un système de son moderne qui répond à leurs besoins. Ceci dit, comme le climatiseur est optionnel, bon nombre d'entre eux risquent de se fatiguer à baisser et à remonter les vitres. Ah! comme la technologie nous rend gâtés...

Ce que j'ai surtout du mal à comprendre, c'est l'absence d'un système de contrôle de la stabilité. Oui, il est compris avec la version XRS et optionnel avec la XR, mais ce dispositif de sécurité est beaucoup trop important selon moi pour ne pas être offert d'emblée avec n'importe quel véhicule neuf -- surtout en 2008-2009.

Heureusement, la Matrix de seconde génération ne néglige pas les autres éléments de sécurité, misant sur six coussins gonflables, des ceintures à trois points à toutes les places, des freins à disque aux quatre roues avec antiblocage de même que des appuie-tête avant actifs.

Les sièges, pour leur part, sont confortables et enveloppants. Celui du conducteur est ajustable en hauteur et, jumelé à la colonne de direction inclinable/télescopique, il offre une bonne position de conduite. On se sent ainsi plus confiant au volant, un sentiment accru par les phares automatiques et les rétroviseurs électriques chauffants. Bien que l'assise des sièges soit haute, les occupants avant bénéficient d'un généreux dégagement au niveau de la tête, sans parler d'une visibilité adéquate vers l'avant. Toutefois, les montants arrière sont assez larges et la lunette arrière, très petite, ce qui nous oblige à consulter régulièrement les miroirs pour être conscient de notre position par rapport aux objets environnants.

Les commandes sont simples et nous donnent l'impression de contrôler efficacement la chaleur et la ventilation. Les rangements intégrés aux portes et à la console sont de bonne dimension, tout comme le double coffre à gants. Encore mieux, lorsque les dossiers de la banquette arrière 60/40 sont rabattus, on obtient une aire de chargement à plat totalisant 1398 litres -- pas mal pour un véhicule qui mesure presque 20 centimètres de moins qu'une Corolla. J'ai même été capable de loger un vélo de montagne et de fermer le hayon. Le cache-bagages à l'arrière est bien pratique... sauf quand on ne s'en sert pas et qu'on veut le ranger.

Un dernier mot sur le hayon: la grosse poignée le rend facile à ouvrir, mais il devient agaçant de devoir le verrouiller manuellement une fois fermé (quand on y pense, bien sûr). Pour cette raison, je me suis efforcé de recourir au coffre le moins souvent possible.

Le fait de tourner la clé dans le contact rend les choses beaucoup plus excitantes. Le démarreur fonctionne automatiquement jusqu'à ce que le moteur prenne vie. Même les cadrans se mettent à danser au démarrage de la voiture. Le capot lourd atténue le bruit du moteur à quatre cylindres de 1,8 litre, que j'ai trouvé plutôt doux et dynamique en conduite urbaine.

Mon modèle d'essai exploitait non pas la boîte manuelle à cinq rapports offerte de série mais bien l'automatique à quatre rapports (une option de 1010 $). En arrêtant dans une montée en position «Drive», la voiture se met à reculer si l'on n'applique pas les freins. En outre, à haute vitesse, j'aurais préféré un rapport supplémentaire, car le frein moteur m'a semblé beaucoup trop présent. À 100 km/h, le moteur fonctionnait à un peu plus de 2500 tours/minute. Notons qu'une boîte automatique à cinq rapports avec mode manuel est disponible avec les versions XR et XRS.

Le moteur de base de la Toyota Matrix 2009 génère 132 chevaux à 6000 tours/minute et un couple de 128 livres-pied à 4400 tours/minute. Les accélérations sont justes, comme le prouve mon temps de 10 secondes entre 0 et 100 km/h. La Matrix pèse seulement 1310 kilos et consomme en moyenne 9 litres aux 100 kilomètres (ville-autoroute).

Le faible klaxon et les portes qui branlent en fermant sont au nombre des lacunes de ce véhicule. Par ailleurs, la servo-direction m'a paru directe mais beaucoup trop assistée à basse vitesse. Au moins, les manoeuvres de stationnement s'en trouvent facilitées, surtout quand on tient compte du diamètre de braquage de 10,9 mètres.

La suspension indépendante à jambes MacPherson à l'avant et la suspension semi-indépendante à poutre de torsion à l'arrière offrent ensemble un roulement ferme mais accommodant -- jusqu'à ce que la voiture se mette à sous-virer. La Matrix que j'ai testée, croyez-le ou non, était encore chaussée de pneus d'hiver et reposait sur de simples jantes en acier avec enjoliveurs. Elle n'avait pas la prestance de la sportive XRS, mais sa peinture métallisée lui donnait néanmoins fière allure.

Assemblée aux côtés de la Corolla et du Lexus RX350 à l'usine Toyota de Cambridge, en Ontario, la nouvelle Toyota Matrix 2009 continue de partager son architecture avec la Pontiac Vibe. Depuis 2003, la polyvalente Japonaise attire un grand nombre de consommateurs -- et sa popularité ne fera que croître avec la flambée du prix du pétrole.

Il faut aussi s'attendre à voir la Matrix attirer une clientèle plus diversifiée que jamais grâce à son efficacité, son intérieur spacieux, son design jeune et son rapport qualité/prix intéressant, le tout appuyé par une campagne de marketing agressive de la part de Toyota. De plus, la disponibilité d'un toit ouvrant et le retour de la traction intégrale en option font de la Matrix une alternative très alléchante aux VUS et aux multisegments.