Ne cherchez pas ce terme dans le dictionnaire, il n'y est pas ! D'ailleurs, s'il existait, ce serait un adverbe. Pourtant, il décrit à merveille ce qu'est la Corolla et par la même occasion ce qu'elle n'est pas. Succès de vente de tous les temps, voiture familiale par excellence, la Corolla se vend surtout pour sa grande fiabilité. À preuve, les multiples pyramides d'or du CAA qu'elle a cumulées au fil des années.
Mais qui dit CAA, dit généralement ennui en fait d'automobile. Ce club
automobile, c'est connu, a tendance à privilégier la fiabilité au-dessus de
tout. Et les voitures les plus fiables ne sont pas forcément les plus excitantes
sur le marché. Ajoutons au passage qu'il est normal que ce club automobile soit
entiché des voitures qui démarrent toujours et qui ne tombent jamais en panne,
cela donne du répit à son service routier d'urgence ! Loin de moi l'idée de
ridiculiser cette philosophie de la conception automobile alors que le côté
pratique, la sécurité et la fiabilité ont préséance. Pour les automobilistes
devant respecter un budget serré et qui ne veulent pas être hantés par tous les
ennuis d'une voiture à la mécanique fragile, ce genre d'auto est une
bénédiction.
Cela signifie que le modèle est évolutif. Ici, pas de
refonte spectaculaire, pas de dérogation au stylisme conservateur qui préside à
la conception de leur silhouette. Les gens souhaitent une valeur sûre sur le
plan de la mécanique et une voiture qui conservera sa valeur de revente en
raison d'un stylisme qui se prolonge d'un modèle à l'autre. Il y a deux ans, la
Corolla a été l'objet d'une révision mécanique et d'un rafraîchissement
esthétique. Mais il fallait avoir l'?il exercé pour voir la différence entre
l'ancien et le nouveau. Par contre, ces multiples petites touches et retouches
permettraient à cette berline de toujours être dans le coup malgré une
concurrence plus vive et plus grande.
Bonne ou mauvaise
nouvelle
Avant de passer aux éléments positifs de cette auto, mieux
vaut annoncer la mauvaise nouvelle. Si vous rêvez de piloter une Corolla
sportive en optant pour la version XRS et son moteur de 170 chevaux, mieux vaut
changer d'avis. La raison en est bien simple, ce modèle est abandonné en 2007.
Et c'est aussi une bonne nouvelle puisque la XRS était attrayante en théorie
seulement. Il suffisait de conduire cette Corolla musclée pour en être
terriblement déçu. Il est vrai que sa suspension sport et ses pneus de 16 pouces
permettaient de rouler plus rapidement sur un tracé sinueux. De plus, le roulis
était moins prononcé en raison d'une suspension abaissée et raffermie. Et il est
certain que les 170 chevaux de cette berline donnaient l'occasion de boucler le
0-100 km/h en 7,5 secondes.
Il faut ajouter que le différentiel était doté d'un rapport plus agressif, la
boîte manuelle avait six rapports et les éléments de caisse étaient plus
sportifs. Bref, on avait fait ses devoirs chez Toyota. À une exception près
cependant. Le moteur de 1,8 litre était archi pointu et sa bande de puissance
très restreinte. Il fallait toujours que le régime moteur soit supérieur à 4 500
tr/min. Ce qui n'est pas facile à réaliser quand l'embrayage est délicat et le
guidage du levier de vitesse imprécis. Bref, une horreur qui a été également
éliminée de la famille Matrix d'autant plus que cette version était vendue à
fort prix. L'arrivée de la Mazda 3 Speed a peut-être incité la direction de
Toyota d'éliminer l'embarrassante XRS avant de se faire « passer au cash » par
cette concurrente.
